Affichage des articles dont le libellé est Péripéties. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Péripéties. Afficher tous les articles

19 avril 2017

Quelques perles

Etonnement des manip' devant cette demande de 'radiologie de thorax' :-)
Suite à quelques mauvaises surprises, on a appris à demander systématiquement un antécédent d'appendicectomie avant un examen pour suspicion d'appendicite.
Des radios IRM?

22 décembre 2016

Joyeuses fêtes de fin d'année!

Tous mes meilleurs voeux radioactifs

16 décembre 2016

 Bilan des premières semaines

Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi plaisant!

Une spécialité intéressante et gratifiante
Loin des contraintes des ECN, j'ai l'impression de redécouvrir non seulement une vie normale... mais aussi l'hôpital, où je me sens considérée et responsabilisée, avec un réel investissement dans ma formation.
L'hôpital est neuf, dynamique et habitué à recevoir de jeunes internes. L'accueil était bien organisé et l'équipe de radio est fantastique. Les manip' sont de réels collègues qui m'ont beaucoup aidée lors des moments de solitude la nuit. Les séniors sont d'une gentillesse à laquelle je ne m'attendais pas. Avec une garde hebdomadaire, les semaines passent à une vitesse foudroyante!
C'est gratifiant de pouvoir poser des diagnostics et d'offrir des réponses qui sont fondamentales à la prise en charge (même si c'est en grande partie par procuration à ce stade). Je sens que c'était le bon choix pour moi et j'ai hâte de progresser pour devenir autonome.

Un contact avec les cliniciens... plus difficile qu'escompté!
J'ai souvenir des soupirs désespérés poussés par mes internes après s'être vu refuser un examen d'imagerie, de l'appréhension que j'avais en tant qu'externe à appeler l'interne de radiologie... Je m'étais dit, qu'en tant qu'interne, je ferai tout pour me rendre la plus accessible et serviable possible, et c'est ce que j'essaye de mettre en œuvre lors des nombreuses interactions téléphoniques qui ponctuent mes journées.
Mais j'ai découvert qu'on avait un réel rôle de filtre à exercer pour les demandes d'imagerie, que les cliniciens peuvent être franchement agressifs et que certaines demandes ne sont pas justifiées. Ce n'est pas agréable de refuser un examen, surtout quand on entend la colère qui monte au bout du fil, qu'on me demande mon nom (sic) pour m'associer au refus dans le dossier ou de parler à mon chef, qu'on me dit qu'on ne travaille pas en radio... alors je tente de débattre, pendant de longues minutes, pour essayer de me justifier, et je finis par rater l'examen en cours. J'entrais au self de l'hôpital la tête haute au début, maintenant j'ai l'impression (sans doute exagérée) d'être détestée.
Certains séniors de radio sont assez stricts sur les examens acceptés en urgence (j'ai l'impression que ce sont les meilleurs)... c'est moi qui me fait taper sur les doigts (une petite remarque agacée) si j'accepte des examens semi-urgents... 
Je n'ai pas encore trouver le bon milieu. J'espère que cela viendra vite car les conversations qui se passent mal, c'est émotionnellement drainant.

20 novembre 2016

 A la découverte de l'imagerie de la femme avec le Pr Marc Bazot

Entretien pour le journal RADIOACTIF

Pr Marc Bazot, PU-PH (hôpital Tenon)
'L'imagerie de la femme, ce n'est pas une spécialité de photographes; c'est une discipline qui reste clinique. On ne fait pas des images; on est médecin.'
L'attrait de la spécialité
C'est la plus belle des disciplines, sans plaisanter. L'imagerie de la femme est une spécialité absolument fantastique qui regroupe imagerie sénologique et gynécologique.
L'imagerie sénologique est essentiellement représentée par le cancer du sein, du fait de sa fréquence. L'imagerie gynécologique, c'est une approche avec plein de pathologies différentes permettant de passer du bénin, au fonctionnel et à la cancérologie. La palette est très large et, surtout, les applications thérapeutiques sont importantes. C'est quelque chose qui est toujours différent; on n'est jamais confronté à la même pathologie. Vous êtes merveilleuses, mesdames, vous n'avez jamais la même chose !

La place centrale de l'échographie
Un radiologue qui se destine à l'imagerie de la femme doit avant tout être échographiste. La formation à l'échographie est essentielle car c'est le point de départ de pratiquement toutes les indications d'imagerie en pathologie gynécologique et un filtre important. Dans ce domaine, la grosse erreur actuellement est de court-circuiter l'échographie ou de se baser sur une échographie sous-optimale pour demander une IRM qui ne sert à rien. Ce n'est pas parce que l'IRM est disponible que c'est un examen (coûteux) à demander à tout bout de champ.

Une spécialité où la clinique est clé
L'imagerie de la femme, ce n'est pas une spécialité de photographes; c'est une discipline qui reste clinique, et le contact avec les patientes est essentiel. Prendre en charge une pathologie sénologique sans savoir examiner un sein, ça n'en vaut pas la peine. A titre d'exemple en gynécologie, on peut citer le bilan d'endométriose : après l'échographie, réaliser un examen clinique va vous donner une impression supplémentaire et, avant, l'interrogatoire est fondamental !
Le terme 'imagerie médicale' me déplaît. On ne fait pas des images. Nous faisons des diagnostics basés sur de l'imagerie, et ces diagnostics doivent aider en réunion de concertation pluridisciplinaire pour prendre des décisions thérapeutiques. On est médecin avant tout. Mais la notion de patientèle, très spécialiste-dépendante, est quelque chose qui m'énerve beaucoup. Un gynécologue dira : 'c'est ma patiente', formulation qui m'insupporte profondément. Non, c'est la patiente dont s'occupe un certain nombre de spécialistes. Le référent est le gynécologue, certes, puisque c'est lui qui est amené à suspecter puis à traiter une pathologie. Mais au milieu de tout cela, il ne faut jamais oublier que le radiologue a un rôle diagnostique essentiel et, pour les pathologies qui le nécessitent, un rôle de suivi.
Et puis... la femme est le centre du monde (sourire). Je suis très sérieux. Elle a un relationnel par rapport à la maladie qui, à mon avis, est beaucoup plus solide que celui de l'homme. La force de caractère extraordinaire des malades les plus graves que j'ai été amené à diagnostiquer est la plus belle expérience qui m'ait été donnée.

Les conseils pour s'engager dans cette voie
Il ne faut pas se précipiter trop rapidement vers une spécialité. Une bonne formation générale de départ est importante car des interfaces existent entre les disciplines : ce qui est développé dans la sphère de l'imagerie de la femme a été développé d'une autre façon dans une autre discipline. Entretenir ces liens, le plus longtemps possible, aide à la compréhension des choses.
Les internes ont plus de facilité à se former à Paris du fait de la quantité de terrains de stage accessibles. 
Je recommanderai :
- Un semestre en imagerie gynécologique
- Un semestre dans un service de radiologie générale avec un secteur dédié à l'imagerie sénologique (intérêt de l'exploration de toute la pathologie mammaire, du bénin au malin, du dépistage à la prise en charge du cancer) ou dans un centre anti-cancéreux (pour une approche plus ciblée), idéalement les deux
- Suivre au moins un diplôme universitaire
- Assister aux séances dédiées des JFR et de l'ECR
- Se rapprocher de la SIFEM (www.imageriedelafemme.org) et de son congrès annuel. Un projet de SIFEM Junior, supervisé par Asma Belkhouche, est en cours de développement. Il a pour objectif de réunir un pool d'internes et d'assistants qui s'autonomiseront pour générer des enseignements en lien avec l'UNIR et l'APIR.
- Valider la formation FORCOMED (www.forcomed.org) en sénologie
- Orienter son travail de mémoire et de thèse sur l'imagerie de la femme
- Publier si possible dans la revue Imagerie de la femme, journal officiel de la SIFEM

N'oubliez pas, la passion est clé et les erreurs sont les seules choses dont on se souvient clairement, donc n'ayez pas peur de dire des bêtises: c'est en les faisant que l'on mémorise le plus.

La Société d'Imagerie de la femme (SIFEM)
Président de la SIFEM depuis quelques mois, mon objectif principal est de rendre la qualité de formation en imagerie gynécologique la plus proche possible de celle acquise en sénologie. En sénologie, du fait du caractère très particulier du cancer du sein, les critères de qualité qui ont pu être développés font, qu'aujourd'hui, il y a une reproductibilité des examens et une couverture sur le territoire qui est très pertinente : l'imagerie sénologique est d'un très bon niveau moyen en termes de formation des médecins.
Il faut que le niveau moyen de formation en imagerie gynécologique progresse. Mais la formation est particulièrement compliquée : les terrains de stage en échographie gynécologique sont largement insuffisants, et ce n'est pas la même chose que l'apprentissage de l'échographie abdominale par exemple – là, on peut trouver des volontaires assez facilement. Les sites de formation en gynécologie doivent donc se développer et un de mes objectifs est d'améliorer le maillage du territoire avec une répartition des élèves formés pour en former d'autres. Un axe de travail potentiel est le développement de simulateurs, mais ils ne correspondent pas à la réalité du terrain. La vraie vie, c'est la formation sur patient. 

19 octobre 2016

Un accueil des plus chaleureux: les JFR 2016

Congressiste avant même de débuter l'internat!


"Wasn't that the definition of home? Not where you are from, but where you are wanted" - Abraham Verghese, Cutting for Stone

Quel ne fut pas mon étonnement d'être si bien accueillie dans ma nouvelle famille!
Comme tous les internes fraîchement nommés de France et de Navarre, j'ai été conviée aux Journées Françaises de Radiologie 2016, et c'est aux côtés de 10 000 participants que j'ai passé quatre jours à découvrir l'immensité du Palais des Congrès.

Entre séances de cas cliniques interactifs, ateliers pour s'essayer à l'échographie, escape room et petits fours... les journées furent remplies à ras bord.
Permettre à des néophytes cette saine déambulation m'a ouvert l'esprit sur certaines perspectives offertes par la radiologie, en particulier au cours de l'internat, et c'est avec impatience que j'attends la rentrée.

Je repars avec un sac rempli de livres et de rencontres, et une grande hâte de revenir l'an prochain.

J'applaudis cette initiative de la Société Française de Radiologie qui donne une excellente impression de la profession aux nouveaux arrivants. Vous avez mon adhésion!

25 juillet 2016

Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?

Recherche désespérément choixpeau magique pour déterminer la spécialité qui me correspond

"Les deux choix les plus névrotiques de notre existence, le choix du métier et le choix du conjoint" - Boris Cyrulnik
Après m'être imaginée devenir successivement:
- médecin de santé publique ('la médecine qui a un véritable impact: celle des populations')
- psychiatre ('la noble médecine')
- mère au foyer ('à quoi bon continuer?')
- réanimatrice ('c'est vraiment eux qui sauvent des vies')
- infectiologue ('pour contrôler épi- et pandémies à l'OMS')
- gynécologue, le temps de deux accouchements ('le miracle de la vie')
- ophtalmologue (oui oui oui, sauf la chirurgie)... 
C'est la radio qui l'emporte, un peu par élimination. 

J'envie ceux qui savent rapidement et intuitivement ce qu'ils souhaitent faire. J'ai passé ma dernière année de médecine sans objectif fixe et il m'aura fallu des heures de conversations et de lectures pour aboutir à un choix 'par défaut'.

Je ne cherche pourtant pas à fuir la clinique; je me demande même ce qu'offre la radio en contrepartie de la perte du contact avec le patient! Je ne suis pas férue de technologie, et les programmes de Master 2 en physique ou bio-ingéniérie ne m'ont pas l'air très affriolants! La perspective de passer les journées derrière un écran, c'est plutôt médiocre!
Mais l'aspect transversal et diagnostique m'attire (le mode de vie et le côté 'médecin de médecins' aussi), et faute de pouvoir me projeter dans une autre spécialité, c'est celle qui prévaut.
 
Et voilà, c'est parti pour un internat de radio à Paris!